Il vient du pays des rêves, planant sur les ailes du vent
Son vol léger suit le bord de la grève
Comme un cerf-volant s'amuse avec la terre
Son plumage blanc, quelques touches gris-perle
Décore les crans dans les grands blés de mer
Il est un ami fidèle qu'on apprivoise avec du pain
Son bec vorace attrape ce qu'on lui donne
Il pêche en plongeant pour apaiser sa faim
C'est au jour le jour qu'il vit mieux que personne
Il crie tout heureux sans souci du lendemain
En douce il caresse nos plages le long du fleuve St-Laurent
Il est l'oiseau qu'on ne chasse ni ne mange
Il couraille au gré des quatre vents du jour
Tendrement il va vers la main qui lui lance
Un message ami, un doux lien de l'amour
Un jour il part en voyage, guidé par la rose des vents
Sa soif de vie, d'aventure, d'être libre
L'emporte plus loin que la vue des humains
Il prend le grand large sans regarder la rive
Il s'en va léger vers un pays lointain
Là-bas, il trouve merveilles: un monde tout chaud de soleil
Son corps libéré suit la haute voltige
De trois oiseaux blancs volant dans la lumière
Son coeur réchauffé va vers ceux qui se figent
Dans le temps humain d'un espace de terre
